«S’il faut apprendre la Marseillaise, je veux bien le faire»
Vous êtes l’auteur, avec El Yamine Soum, sociologue, d’un rapport sur l’identité nationale. Pourquoi avez-vous entrepris cette démarche ? Dans le cadre des débats sur l’identité nationale organisés en préfectures, j’ai voulu aller à la rencontre des habitants, français ou étrangers résidents du Val-Fourré. Le rapport nous a permis de préparer le débat en amont et surtout de le dépassionner. Ce quartier de 24 000 habitants, qui a connu une première émeute en 1991, est emblématique.
→ plusFerrero blues chez l’ambassadeur des Etats-Unis
On ne m’invite jamais nulle part, sauf aux déménagements, alors quand j’ai lu ça : « Charles H. Rivkin, Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique et Madame Susan Tolson vous prient de leur faire le plaisir d’assister à une réception (…) Adresse : Résidence de l’Ambassadeur, 41 rue du Faubourg Saint-Honoré, Paris 8e », je vous le dis sans honte : j’ai pleuré.
→ plus« Papa, quand est-ce que j'aurai ton talent ? »
Farid Boudjellal préside la table où des apprentis dessinateurs, des enfants pour la plupart, sont venus s'exercer. Des crayons de papier gras, des feuilles A3 et A4 sont à disposition. Trois des enfants font preuve d’un réel talent pour le dessin. Ils sont heureux d’être là. Les élèves sont appliqués. On entend les crayons griffer le papier, l'inspiration qui naît et qui grandit. Ce dessinateur, né en France dans une famille algérienne, a créé « Petit Polio », un personnage d'enfant atteint de la maladie du même nom, inspiré de sa propre histoire.
→ plusEditeurs et livres au Maghreb : tout doucement
Elisabeth Daldoul dirige la maison d’édition Elyzad, implantée en Tunisie. « Dans ce pays, les livres en langue arabe sont tout à fait abordables. En revanche, ceux en langue française, édités en France, vendus en dinars, coûtent deux fois plus cher que leur prix en Europe. Ce qui explique que seule une élite les lise. » Elisabeth Daldoul (photo) a créé Elyzad en 2005 à Tunis. « Parmi nos auteurs, beaucoup vivent en France. Elyzad est ouverte à l’espace francophone », explique-t-elle.
→ plusEt au milieu coule une fontaine…
Fermez les yeux, même les moins de 18 ans. Vous êtes dans un hammam. Les femmes sont nues sous leurs serviettes trempées. Des perles de sueur roulent sur les corps exaltés. Il fait chaud. Leurs cons suffoquent et leurs mains miment des gestes si naturels. L'une raconte. Les autres écoutent, ébahies. Envahies sous les détails excitants de la conteuse.
→ plusGyps, le king de la caricature
Au détour de l'un des stands de la librairie étrangère (pléonasme au Maghreb des livres) je croise trois hurluberlus entourés d'une cinquantaine de groupies en ébullition. Bon, elles n'étaient peut-être pas cinquante, et pas vraiment en ébullition mais elles n'en étaient pas moins captivées pas les trois bougres. Et pour cause, il s'agissait des dessinateurs de presse les plus connus au monde, enfin du monde Algérien, parmi eux : Gyps et Slim. Par une décision totalement arbitraire, je décide d'ergoter avec Gyps, auteur de plusieurs BD dont « Fis end love » « Algé Rien » et « Algé Rien de France ».
→ plusBertrand Delanoë défend l’arabe et l’alsacien
C'est un homme pressé qui rend visite ce matin au Maghreb des livres. Bertrand Delanoë précise qu'il a fait un détour par attachement au salon littéraire. Le maire de Paris se fraye un chemin jusqu'au rayon des bandes dessinées, accompagné de Georges Morin, le président de la manifestation. Ce dernier précise que certaines sont même éditées en tamazight.
→ plus Lire la suite...Des contes du bled sinon rien !
Depuis tout petit, les enfants de Rachida sont bercés par des contes orientaux surtout algériens. Pourquoi ? Parce qu’elle se revoit à travers ces écrits. Ça lui rappelle son enfance, quand elle allait au bled. Elle leur lit aussi des hadiths, les paroles rapportées par le prophète Mohamed, car elle souhaite leur inculquer leur religion dès l’enfance. Qu’ils comprennent l’Islam à travers des recueils de paroles divines. Elle sélectionne les plus beaux mais aussi les hadiths les plus accessibles pour son petit garçon Jassim, 5ans.
→ plusLire la suite...Africultures, un peu à l’écart
Ce dimanche matin, Mélanie, 25 ans, est à l'image de Robinson Crusoé quand il échoue sur son île : isolée. Cette salariée de l'association Africultures a découvert en arrivant que son stand était situé dans une autre pièce que celle, la grande, la superbe, où trônent les livres. En gros, il n’y a pas un chat autour d’elle.
Book-pockets
Nadia a acheté deux ouvrages d'Habib Ayoub « L'homme qui n'existait pas » et « Le désert et après » et une nouvelle de Leïla Sebbar « La Blanche et la Noire ».
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Par Amélie